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Présentation parapente
Le mercredi 15 janvier 2003.
Voler est un vieux rêve pour l’homme.
Parmi toutes les machines inventées pour satisfaire ce rêve, le parapente est peut-être celle qui est la plus simple (et la moins encombrante) à mettre en oeuvre : un peu de tissu, quelques suspentes, une "sellette" (un harnais), le tout plié dans un sac à dos et vous pouvez décoller de presque n’importe quelle pente accueillante et atterrir de même.
Un peu d’histoire
Ce sont deux parachutistes d’Annemasse : Jean-Claude Bétemps et Gérard Bosson, qui ont eu l’idée en France en 1978 à Mieussy de déployer un parachure rectangulaire à caissons dans une pente pour "sauter en parachute" sans avion.
Cette activité de "parachute de pente" restera quelques temps confidentielle, puis se développa vraiment avec l’évolution des ailes pour devenir le parapente vers le milieu des années 80. Elle sera intégrée en 1985 à la fédération française de vol libre (F.F.V.L.) créée en 1974 pour le deltaplane.
Bien que le parapente soit dérivé du parachute à caissons, et pour rectifier un abus de language assez commun, on ne "saute" pas en parapente, on vole : il ne s’agit pas d’une chute contrôlée, mais bien de vol plané, comme un planeur.

Avec les performances des ailes aujourd’hui, la pratique du parapente s’est diversifiée.
Il est possible de :
voler "en local " d’un site connu, avec un décollage et atterrissage "officiels".
décoller d’un site, et en exploitant les ascendances thermiques (comme un planeur), de partir en "cross" pour parcourir une distance plus ou moins grande. Dans les Alpes, les vols de plus de 100 Km sont aujourd’hui assez fréquents. Le record de distance dans les Alpes est d’environ 270 km, de Gresse en Vercors au col de la Fürka en Suisse, en passant par Chamonix. (En 1997, par 8 pilotes de l’équipe de France de parapente)
décoller en moyenne montagne, après une randonnée, ce qui permet d’éviter la descente à pied. Mais, il faut parter le sac...
voler de sommets en haute montagne, comme par exemple du Mont Blanc.
faire du vol treuillé en plaine, ou voler sur les falaises en bord de mer...
Recommandations
Malgré son apparente simplicité, la pratique du parapente nécessite l’acquisition de connaissances variées, principalement dans trois domaines :
Les techniques de pilotage.
Autant la gestuelle de base (décolage, atterrissage) est simple et rapide à acquérir (quelques jours suffisent) autant la maîtrise du geste juste dans certaines situations demande une grande expérience et de nombreux vols.
La connaissance de l’air.
l’air dans laquel évolue le parapentiste est un milieu très complexe et sans cesse changeant. Il renferme de nombreux pièges que le parapentiste doit apprendre à éviter. Il faut plusieurs années pour bien intégrer les données de base et la vie entière pour chercher à comprendre toujours mieux les phénomènes aérologiques et météorologiques.
La connaissance de soi-même.
Le parapentiste est seul maître à bord : il est responsable de ses choix et de ses décisions. Le plus difficile, lorsque les conditions aérologiques sont fortes,par exemple, est de réussir à faire la part entre son envie de voler et la capacité à juger de ses limites et à les accepter. Comme toute activité liée aux éléments, le parapente demande une certaine humilité et la sagesse de savoir parfois renoncer.
La formation
Le parapente demande une bonne formation.
Un passage par une école professionnelle de parapente est désormais considéré comme indispensable.
Lors d’un stage d’initiation, les deux premiers jours sont en général consacré à faire des exercices de gonflage et de contrôle de voile sur une pente école. Puis, après éventuellement un vol biplace avec un moniteur, les trois jours suivants permettent d’effectuer les premiers grand vols, guidé en radio, avec un moniteur au décollage et un moniteur à l’atterrissage.
A l’issue d’un stage d’initiation, l’élève a commencé à acquérir la gestuelle de base du parapente mais ne doit pas pour autant se considérer comme étant autonome.
Une bonne progression consiste à effectuer d’autres stages (de perfectionnement) ou alors à acheter une voile et une radio et à voler dans le cadre d’un club de parapente, encadré par des pilotes plus expérimentés, en évitant de voler dans des conditions aérologiques trop fortes au début.
Organisation de la commission
Le C.A.F. de Chambery organise un stage d’initiation au parapente par an, à prix réduit, en association avec l’école professionnelle de parapente Envergure de Chambery (renseignements : voir "activités-actus / parapente")
La commission parapente du CAF de Chambéry propose également deux types d’activité différents qui ne s’adressent pas au même public :
Pour les pilotes autonomes et possédant leur matériel,
des randonnées parapente et des vols haute montagne (paralpinisme) sont organisés à l’automne et éventuellement en fin de printemps.
Il n’y a pas de programme détaillé pour ces sorties. Elles sont définies le vendredi soir, au local du CAF, en fonction des conditions météorologiques et aérologiques.
En Juin, généralement, nous envisageons des vols de sommets en haute montagne : Mont Blanc, Dômes de Miage...
Pour les adhérents du CAF qui souhaitent découvrir l’activité, des baptêmes en parapente biplace sont proposés par Xavier Malherbe, moniteur breveté d’état.
Tarif d’un baptême : 40 euros (dont une partie est reversée au C.A.F.).
Bibliographie
Les revues
Parapente MAG : une revue bimensuelle exclusivement consacrée au parapente.
Vol libre et Aérial : il est question de parapente, delta, flysurf.....
Les livres
Pour les pilotes débutants : "aile vole" de Gérard DELORME aux éditions "Tom et Compagnie"
Pour les pilotes plus expérimentés : "Parapente Perf" également de Gérard DELORME aux éditions "Tom et Compagnie"
Enfin, la bible du Parapentiste : "Les Visiteurs du Ciel - Guide de l’Air pour l’Homme Volant" d’Hubert Aupetit aux éditions Rétine
Du côté d’internet
Il y en a un certain nombre facile à trouver, le but n’est pas de les énumérer mais d’attirer votre attention sur ceux qui paraissent plus intéressant
Bien sûr La Fédération Française de Vol Libre : www.ffvl.fr
Et celui édité par la Fédération française de parachutisme : www.sxb.rte.fr parce que rempli d’une foule de renseignements.
Les licences FFVL
Nous vous rappelons que nous pouvons délivrer les licence FFVL. L’adhésion au CAF incluant la responsabilité civile aérienne pour le vol libre monoplace (hors compétition).
Pour les compétiteurs et biplaceurs, la licence complète est également disponible.
Des options peuvent être ajoutées : assurance rapatriement, individuelles accident. Venez vous renseigner au local.
Il ne faut pas oublier que soutenir la fédération délégataire, c’est soutenir le vol libre, dans ses relations avec les élus face aux intérêts contraires. C’est également plus de sites mieux entretenus.
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