Idée voyage: Un "petit" détour dans les Andes !

Le 27.10.2014, par NicolasH, 5 commentaires


 


Après l'expérience de la Via Alpina en 2011, nous avions qu'une envie c'est remettre le couvert. Mais il nous fallait quelque chose de différent, de nouveau, qui ne nous laisse pas sur nos acquis au risque de faire un « ersatz » de traversée des Alpes. Histoire de ne pas se tromper, on change complètement de continent, direction l'Amérique du Sud ! Une première pour tous les deux et qui plus est dans une langue que nous ne connaissons pas ! Si avec ça on n'a pas du neuf...
Au départ LICUPA avait été pensé et monté comme une aventure exclusivement à pied, à l'image de ce que nous avions pu faire jusqu'à aujourd'hui. Avec nos cartes au 1/100 000e, peu précises et parfois aussi vieilles que nous (...), nous savions que des surprises nous attendraient en chemin mais nous n'avions pas imaginé un tel feu d'artifice d'évènements...

 


Vallée de Lujin – Cordillère Pariacaca
Lima; Dimanche 4 Mai vers 19h :


Nous arrivons à Lima, la capitale du Pérou. Nous sommes un peu déboussolés par nos 12h de vols et les 7h de décalage avec la France. Thomas, notre contact Chambérien qui vit à Lima, nous accueille à l'aéroport en compagnie de sa copine et nous accompagne jusqu'à notre Hôtel en périphérie de la ville.


Nous passons 2 jours à finaliser les derniers préparatifs, puis nous prenons la direction de Pachacamac un site archéologique Incas à environ 30km au sud de Lima. C'est là que nous avons prévu de commencer notre périple. Thomas décide de nous accompagner sur cette première partie. En effet, Thomas a une agence de Trek au Pérou (http://milcolorespordescubrir.com) et souhaite profiter de notre début de parcours afin de reconnaître un itinéraire pour son agence.


Les débuts sont « particuliers ». En effet, lorsqu'on prépare un périple de ce type on n'envisage pas vraiment de safari bidonville, de vallée rocailleuse et désertique ou de contact rapproché avec une petite centaine de chiens... Et pourtant c'est ainsi que commence notre aventure en Amérique du sud dans la vallée de Lujin. Nous alternons entre route et piste défoncée avec quelques passages éclairs sur ce qui subsiste de chemin incas. Compte tenu du peu d'intérêt touristique de cette vallée, on constate une richesse archéologique exceptionnelle. De nombreux site Incas sont tout proches et on peut facilement tomber sur des morceaux de poteries ou d'anciennes fosses communes encore préservées !

 


Après 2 journées longues et harassantes, nous prenons de la hauteur en rejoignant le village de Langa perché à 2800 m d'altitude. Nous sommes les premiers « gringos » qui passent au village depuis 2 ans !!! Autant vous dire qu'on ne passe pas inaperçu. Cette arrivée fait un bien indéniable à notre moral encrassé par la poussière de la vallée.


S'en suive ensuite des paysages typiques des Andes, entre eucalyptus, cactus (hein Rudi... :-) ), buissons épineux de tôla... Nous sommes bel et bien arrivés dans la Puna caractéristique des hauts plateaux Andins.


Nous prenons progressivement de l'altitude et battons ainsi nos records personnels en la matière puisque nous dormirons pour la première fois à 4000 m d'altitude ! La fatigue commence à se faire ressentir entre les 2 grosses premières étapes et notre arrivée dans les hautes sphères. Nous décidons donc de passer tranquillement l'après midi au prochain village, histoire de récupérer un peu.

 


Notre arrivée à Huarochiri est saluée au micro sur la place du village ! En effet, ce soir c'est la fête des mères et le village s'affaire aux derniers préparatifs... Notre vision occidentale de la fête des mères est légèrement différente... Tout l'après midi nous voyons défiler des caisses de bières « King Size » toutes en direction de la scène qui a été montée pour cette occasion (entre nous, toutes les bières ne sont pas arrivées pleine jusqu'à l'estrade...)
Nous pensions profiter de cette escale pour nous reposer mais jusqu'à 2h du matin la fête à raisonner dans tout le village à grand coup de « Hiep, hiep, hiep... » et de mecs légèrement « fatigués » qui hurlaient sous nos fenêtres ou courraient dans les escaliers de notre « Hostal ». Autant dire que nous avons pu évaluer le degré de « fatigue » sur les habitants encore tard le lendemain matin...

 
Depuis 2 nuits, Rudi ne se porte pas très bien. Il a en permanence mal à la tête, ne dort quasiment pas et ressent d'importantes palpitations cardiaque. Malgré une petite étape en direction de Tantarache ce n'est pas la grande forme, pourtant les paysages sont vraiment à la hauteur. Nous empruntons de splendides portions du chemin incas parfaitement conservées. Le pavage est quasiment intact et les eucalyptus qui bordent le chemin donnent une impression de voie royale. Les eaux des rivières sont cristallines, fini la rivière crasseuse et polluée de Lujin, et enfin nous recommençons à faire du sentier et du dénivelé.

 


Passé Tentarache, Rudi est vraiment mal en point. Il n'arrive pas à avancer plus de 50 m sans s'arrêter. Ses douleurs à la tête ne passent pas et les nuits sont loin d'être réparatrices. On décide donc de s'arrêter un après midi et une journée complète un peu au milieu de nul part afin qu'il puisse se reposer. Mais toujours pas d'amélioration... On doit bouger pour qu'un médecin puisse l'examiner, nos compétences de bricoleurs médicaux ont largement atteint leur limite. Thomas sait qu'au village de Tenta nous pourrons trouver de l'aide. Nous nous relayons donc pour porter le sac de Rudi: 200m avec notre sac que nous posons, demi-tour pour rechercher celui de Rudi, et ainsi de suite pendant 3 h. Malgré ce manège nous n'avançons pas suffisamment.


La seule solution est d'aller chercher un cheval pour rapatrier Rudi sur Tenta avant la nuit.
Du coup nous optons pour le PMHM (Peloton de Muletier de Haute Montagne)...

C'est un peu le même principe que le PGHM dans l'organisation :


Phase I : Prévenir
Le téléphone ne passe pas et de toute façon on ne sait pas qui appeler ... Du coup nous regardons Rudi droit dans les yeux en lui montant sa tente au milieu de nul part et en lui assurant qu'on viendra le chercher avant la nuit ... (ni lui ni nous n'y croyons mais bon nous n'avons pas le choix).
Direction le prochain village à 3h de marche à la recherche d'un muletier. Nous parvenons avec l'aide du Garde-park à trouver quelqu'un prêt à nous aider. Avant tout il doit trouver son cheval sur une surface de plusieurs dizaines de km2... (autant dire qu'il n'arrive pas tout de suite).

Phase II : Secourir
Dans la phase secours, j'avais déduis (un peu rapidement...) que nous pourrions utiliser le cheval pour rejoindre Rudi rapidement, et bah là non... En fait, on court derrière avec le muletier (enfin lui il monte quand même dessus de temps en temps en me regardant et en rigolant ...)
On retrouve enfin Rudi qui n'espérait plus rien (6, 7h se sont quand même écoulées...) la nuit commence à tomber et là il faut essayer de charger le blessé avec son sac sur le cheval... Pour compléter un peu l'animation Rudi tombe une ou deux fois sous les fous rires du muletier !


Phase III : Rapatrier
Nouveau départ pour 3 h de marche dans l'autre sens, en nocturne, Rudi en mode Lucky Luke (il a le chapeau !!!) et le muletier sans frontale et avec les lunettes de soleil s'il vous plait !!! Qui trouve mieux son chemin que moi avec ma frontale !!! ça sera surement la seule fois de ma vie où je passerai 3 fois un col à 4700m dans la même journée !

Bilan du PMHM:
Sauvetage éclair en 9h...!!!
Encore une nuit difficile au village de Tenta pour Rudi. Pendant qu'il se repose je pars visiter les alentours du village avec Thomas, le Garde Park et un péruvien qui séjourne au village pour repérer des circuits pour son agence. Les environs sont tout simplement magnifiques !!! Vierges de toute fréquentation. On nous montre même un proche sommet qui n'a encore jamais été gravi !!
Je ferai également connaissance avec la plus jeune muletière du Pérou, récemment récompensée à Lima.


Après quelques examens médicaux dans la petite infirmerie, on lui détecte une surpression liée à l'altitude. La seule solution c'est de redescendre. C'est donc avec l'ambulance du village que nous prenons, le soir même, la direction de Jauja puis de Huancayo pour des examens plus poussés.


Après avoir passé une petite heure sous oxygène et sous perfusion, Rudi va beaucoup mieux (il a faim c'est un signe !) mais un « petit » détail vient perturber notre projet : le médecin lui déconseille toute activité physique au delà de 3000 m ....
Les jours qui suivent Rudi subi toute une série d'examen cardiaque et sanguin. Ce qui m'a valu « quelques » heures d'attente à la clinique me permettant de faire connaissance avec le vigile (que j'ai surnommé « AK47 »). Il a absolument tenu à me faire partager l'ensemble de la playlist de son téléphone portable !! Que du lourd (Rocky, Boney M....) de quoi animer quelques soirées à mon retour !!
Ces quelques jours à patienter du côté d'Huancayo nous ont permis de réfléchir à la suite des évènements. En effet, compte tenu de notre ressenti sur la première partie et des récents soucis de santé de Rudi il paraît judicieux de modifier notre projet pour nous faire plaisir et garder une marge de sécurité.

 


Nous reprenons donc un bus direction Lima afin de rejoindre ensuite Abancay pour reprendre les chemins qui nous mèneront jusqu'à Cuzco. Sur le papier c'est loin d'être le chemin le plus court, mais sur la partie Huancayo – Ayacucho – Abancay les bus circulent sur des pistes non goudronnées et uniquement de jour pour des raisons de sécurité. Difficile de retourner au point de départ mais ce retour en arrière nous permet de recharger les batteries et nous apprend à ravaler un peu notre fierté.


Abancay (Cachora) – Cuzco
Abancay 9h du matin :


Nous aurions du arriver à 7h mais un accident sur la route et le « quart » d'heure péruvien ont eu raison de la ponctualité du bus. Initialement nous voulions partir à pied d'Abancay mais l'aspect peu engageant de la ville et de ses alentours nous ont vite découragés.
Après deux, trois renseignements nous parvenons à trouver un taxi qui nous emmène jusqu'à Cachora, départ de notre trek. Cette course de taxi restera comme la plus cher du Pérou. En effet, en plus des 40 soles demandées j'ai « intelligemment » oublié ma caméra à l'arrière du taxi...


C'est donc plus léger (-400g de caméra...) que nous partons en direction de Choquequirao qui se trouve à 2 jours de marche. Nous renouons avec les paysages majestueux dont nous rêvions. La glace des sommets et la profondeur du canyon de l'Apurimac nous font oublier nos mésaventures du début.


Un premier bivouac au pied du Rio Apurimac, un passage on ne peut plus original par dessus (dans une nacelle suspendue à un câble !) et nous voilà en train d'attaquer une interminable ascension pour rejoindre le camp (obligatoire) de Choquequirao. Le temps de monter nos tentes et nous prenons la direction des vestiges de cette ancienne cité Incas.


C'est vraiment incroyable de se dire qu'il y a plusieurs centaines d'années les Incas ont eu l'idée de bâtir une cité dans un endroit si escarpé. Le site est remarquablement restauré, l'isolement et l'accès qui n'est possible qu'à pied, donne une ambiance vraiment unique. Il y a un côté intime et monumental à la fois dans ces ruines plusieurs fois centenaires. Elles sont entourées d'un canyon d'une profondeur incroyable. Nous passons l'après midi à flâner et à nous imprégner des lieux. Après les débuts chaotiques de notre aventure nous vivons un véritable moment de bonheur. Comme quoi en attendant et en forçant un peu on y arrive !

 

 

Nous quittons le camp le lendemain matin, nous prenons la direction d'Aguas Caliente que nous espérons rejoindre d'ici 3 à 4 jours. Nous sommes bien seuls sur le sentier. A cette saison la majorité des touristes qui font l'effort de venir jusqu'à Choquequirao le fond en aller/retour, après avoir visité le site ils reprennent la direction de Cachora.
Dans la matinée la pluie fait son apparition, elle qui nous boudait depuis le début du voyage nous rappelle que la jungle c'est son territoire ! Durant 3 jours elle fut notre meilleure amie... Bien évidemment, la boue était de la partie ce qui entama quelque peu notre moral fraichement revigoré.


Un jour en cherchant à nous abriter près d'une ferme, la propriétaire à qui nous voulions acheter un peu de nourriture, se propose de nous faire la cuisine. Quel bonheur de manger des frites bien chaude fraichement coupées et qui plus est à l'abris !! Ce fut l'occasion de faire également connaissance avec un met très prisé des Péruviens : le cochon d'inde !! Pas dans notre assiette mais en « rayon » (c'est à dire se promenant sur la terre battue de la cuisine), pour une première approche c'était déjà pas mal.


Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, le propriétaire de la ferme nous annonce que le beau temps sera de retour pour demain !! Enfin ! Ces 3 journées aquatiques commencent à peu à s'éterniser.
C'est donc sous le soleil que nous reprenons la direction de Cuzco, nous sommes ébahît au moment où nous commençons à apercevoir le PUMASILLU (5991 m), nous courons presque malgré nos sacs, afin de s'abreuver de ce spectacle. Une moraine impressionnante nous fait face, on imagine aisément la taille que devais faire le glacier il y a quelques centaines d'années. Derrière cette moraine des faces toutes plus abruptes les unes que les autres, d'un blanc immaculé qui part endroit ressemble à une guimauve géante (à cet instant c'est surement les repas un peu trop light des derniers jours qui nous ont fait tourner la tête...)


C'est gavé de paysage que nous reprenons la direction de La Playa pour y passer une nuit canine et porcine...
Machu Picchu n'est plus qu'à une journée de marche (mais une très, très longue journée...). On commence par descendre une piste avant de reprendre l'ascension dans la jungle, la matinée est bien chaude et on ne tarde pas à transpirer à grosse goute. Comme souvent nous décidons de manger au sommet et une fois n'est pas coutume nous arrivons à 12h00 sur un tout petit site incas qui offre une vue impressionnant sur le site de Machu Picchu, sur le Salcantay et la chaine du Nevado Veronica, tout simplement magique. En faisant le tour de la ruine nous constatons que la rigole qui en sort est parfaitement dans l'axe de Machu Picchu !!!!

Un guide et un groupe d'Anglais sont déjà sur place et profite du panorama. Je crois qu'il est difficile de trouver un meilleur endroit pour manger !! On se fait confirmer par le guide la possibilité d'arriver à Aguas Caliente le soir même et on repars pour un après midi qui va s'avérer être très très... long. Entre la descente vers le Rio Urubamba et l'interminable voie ferrée, c'est complètement extenués que nous arrivons à Aguas Caliente. Pourtant ça n'est pas totalement terminé nous devons trouver une hôtel. Le premier que nous croisons est à 125 $ la nuit ... le deuxième 250$ mais avec le petit déjeuner précise la patronne (Ah pardon, heureusement que vous précisez je comprenais pas pourquoi c'était si cher !!!), finalement, après quelques détours, nous trouvons un petit hôtel à 35 soles (envrion 10€) la nuit ce qui est légèrement plus accessible.


Nous prenons une journée de repos pour visiter le site de Machu Picchu. Bien qu'extrêmement fréquenté le site est vraiment impressionnant et vaux le détour. Nous sommes ébahit par la taille de la cité, son emplacement improbable et l'architecture des différents bâtiments qui la compose. Physiquement nous accusons le coup des derniers jours et les 3 heures que nous passons sur le site suffisent à nous épuiser.


Petits conseils à ceux qui souhaiterais visiter cette merveille : Depuis Cuzco il y a 3 possibilités pour se rendre à Aguas Caliente :


- Longer à pied la voie ferrée qui serpente le long du Rio Urumba. Depuis Olantaytambo il faut compter 2 bonnes journées de marche. Pas forcement passionnante mais les paysages restent quand même assez variés.
- La seconde solution est d'emprunté le fameux train de la Compagnie Peru Rail depuis Cuzco (qui au passage est une compagnie Chilienne...) de ce que nous avons pu entendre il faut avoir un portefeuille ministériel ...
- La dernière solution peut intéresser les routards qui souhaitent alléger la note, il faut depuis Cuzco trouver un bus ou un taxi qui vous emmène jusqu'à Santa Theresa et de la il faut environ 2 à 3h le long de la voie ferrée (qui part de Santa Teresa) pour rejoindre Aguas Caliente sans saigner votre porte monnaie.
Cette journée de repos est aussi l'occasion de nous ravitailler avant les 4 jours pas vraiment passionnant qui nous attendent le long de la voie ferrée qui mène à Cuzco. C'est l'occasion d'une partie de cache cache avec le train, où nous découvrons l'envers du décor du fameux « Trek de l'Incas » :
Dès 7h du matin nous commençons à croiser des péruviens extrêmement chargés qui courent le long de la voie !!! En fait se sont des porteurs, dont certains auraient l'âge d'être à la retraite chez nous (...), qui, chargés de tout le matériel de trek, se dépêchent de rejoindre Machu Picchu pour monter les camps des « aventuriers » du trek de l'Incas qui cheminent sur le sentier quelques centaines de mètres plus haut. Et dire que nous nous plaignons du poids de nos sacs alors que nous nous sommes la de notre plein grès ...


Bien moins passionnants que les jours qui ont précédé notre arrivée à Aguas Caliente. Les 4 journées de marche qui nous séparent de Cuzco nous apportent leur lots de surprises (enfin surtout les 3 nuits...) .
Tout a commencé par la soudaine envie d'un agriculteur, de labourer à 3h du matin à 100 m de notre bivouac. Puis on a enchainé le lendemain avec deux muletiers qui nous déconseillent de bivouaquer la où nous nous sommes installés « so peligrosso ! », on les suit en direction de leur ferme qui, d'après eux, devait être à 150 m... Finalement elle s'avère être beaucoup plus loin, on insiste un peu pour leur faire comprendre qu'on est trop fatigué pour continuer. On se sépare par une chaude poignée de main. La nuit commence à tomber quand nous commençons à nous afférer à la préparation de nos pâtes. C'est aussi le moment que choisissent deux autres muletiers pour venir nous questionner. On discute rapidement tout en essayant de leur faire comprendre qu'on voudrait manger avant que se soit froid. On aura toute les peines du monde à se débarrasser d'eux, c'est donc dans la nuit noire que nous montons les tentes sans frontale afin d'éviter de se faire d'autres amis pour la soirée.


La dernière nuit avant Cuzco c'est une surprise de taille qui nous attend, nous cherchons un endroit pour bivouaquer pas loin de Chinchero au bord du lac Puray. En interrogeant quelques habitants nous apprenons que le Senor Plassido à une « aire » de camping. Et en effet il y a bien une « aire » de camping et elle est paradisiaque !! Petit plus nous sommes tout seul !! On ne peut pas perdre à chaque fois !

Notre arrivée sur Cuzco est loin d'être passionnante, après avoir quitté les derniers villages, nous effectuons un safari bidon ville durant lequel on pourra augmenter lourdement notre compteur du jeu de combat : Chiens VS Bâtons.


Cuzco – Trek de l'Ausangate

Quelques jours de repos sur Cuzco nous permettent de reprendre des forces (c'est vrai qu'on a encore fait un peu mal aux Pizzerias de la ville...) Nous préparons la suite de l'aventure qui n'est autre que le trek de l'Ausangate. Nous mettons la main sur une carte pas vraiment précise mais qui devrait faire l'affaire étant donné que le trek est quand même assez couru.


Nous ravitaillons pour 5 jours, aux grands regrets de nos dos respectifs, puis nous prenons la direction de Tinki point de départ du trek (compter environ 5h de bus depuis Cuzco).
On voit tout de suite que la fréquentation est beaucoup plus importante que tout ce que nous avons pu voir jusqu'à maintenant. De nombreux muletiers proposent leurs services à Tinki et un « bureau » est chargé de recenser tout les trekkeurs en partance qu'ils soient accompagnés ou non.
Depuis ce matin c'est à mon tour d'être un peu malade, j'ai de la fièvre et je me sent un peu vaseux. Les premiers kilomètres sont assez difficiles, je suis obligé de m'arrêter régulièrement mais heureusement la première étape vers UPIS est assez courte. Après avoir dormi une petite heure je me sens déjà beaucoup mieux. Du moins assez pour explorer les alentours.


Upis est réputé pour les sources chaudes du bivouac, mais malheureusement les installations ne sont pas (ou plus ,ou pas encore...) en état. Au Pérou on ne sait jamais ce qui est fini pas fini, mais ce dont on est sur c'est que ça n'est encore pas se soir que nous allons user nos savons !
Dans tous les cas le premier bivouac annonce déjà la couleur des quelques jours à venir, de l'eau, des glaciers et des sommets à couper le souffle !!


Au réveil le ciel est dégagé. Nous pouvons nous nourrir pleinement du massif de l'Ausangate (à défaut d'un petit déjeuner digne de ce nom...). Pas de balisage mais au départ du bivouac le sentiers est très bien tracé donc pas de question à se poser. Nous sommes seuls dans cette immensité de puna, de roche et de glace. Une partie de notre solitude nous la devons aussi à la saison qui n'est pas encore très avancée. En effet au vu de la taille des zones de bivouacs on imagine aisément qu'en pleine saison la fréquentation du trek doit être 10 fois supérieure !
Malheureusement vers 10h le ciel se couvre. Même si la pluie n'entre pas dans la danse ça ternie un peu notre matinée. La carte que nous avons n'est vraiment pas précise et le sentier a quelque peu disparu. Un petit cockatil d'imprécision qui nous vaut de sur-estimer un peu notre progression. En effet nous pensions passer notre premier col à 5000 m d'altitude vers midi, hors nous ne le savons pas encore, mais nous en sommes bien loin...


C'est en arrivant à la deuxième zone de bivouac (où nous ne pensions pas nous arrêter...) que nous prenons conscience du chemin qu'il reste à parcourir et comme ici le soleil se couche très tôt, on se résigne à installer le camp. Le site est magnifique mais on reste un peu sur notre faim avec cette journée un peu trop courte. On en profite donc pour faire le tour du lac et se poser au pied du glacier. Afin d'animer un peu l'après midi Rudi décide de plier un de ces bâtons entre 2 rochers...


Avant le début du trek de l'Ausangate nous pensions éventuellement rallonger en essayant de rejoindre le « Lago Sibinacocha » par le col du Condor. Sur le papier c'était facilement réalisable mais sur le terrain cela s'avère un peu plus compliqué. En effet l'imprécision de la carte nous a fait sous estimer certaines parties, en conséquence notre variante nécessiterais au moins 3 jours de vivre supplémentaires, ce que nos sacs sont loin de contenir.


C'est un peu le moral en berne que nous optons pour le tour classique et que nous prenons la direction de « Jampa » qui est la zone de bivouac de cette 3e journée. Rudi qui n'est jamais à cour d'idée pour mettre l'ambiance, décide de sauter tout habillé et avec son sac sur le dos dans la rivière !! On est à 4600 m d'altitude et Mr décide de se rafraichir ! Avec la traversée des Highlands ça fait déjà 2 fois qu'il passe à l'eau... Vivement la prochaine aventure !!!


L'arrivée à « Jampa » se fait à nouveau en début d'après midi. Encore une petite journée... Nous nous rendons compte que les étapes sont (à nos yeux ) mal dimensionnées. Difficile de les doubler avec un soleil qui disparaît complètement à 18h et trop courte pour une journée.
Nous prenons notre mal en patience en nous lançant dans l'observation des viscaches qui sont l'équivalent de nos marmottes en beaucoup moins pataud.
Au cour de la nuit Rudi va rencontrer à nouveau une gêne cardiaque. Rien à voir avec les soucis de la cordillère Pariacaca mais suffisamment de quoi raviver les inquiétudes avant la cordillère Royale qui nous attend...
L'atmosphère est lourde au départ du 4e jour. En effet nous attaquons notre 2e col à plus de 5000 et les soucis de santé de Rudi qui se sont réveillés dans la nuit remettent en cause la suite de l'aventure.
Le passage du col de Campa (5000 m) et la vue sur le Nevado Puca Punta nous redonne le moral ! J'y retournerais d'ailleurs une deuxième fois 20 minutes après avoir amorcer notre descente ! (Surtout parce que j'ai oublier la carte sur un rocher...)


Nous nous arrêtons pour manger au bord du « Lago Azucocha » qui ont le suppose aisément tire son nom de ses eaux bleues azur. Nous parlons beaucoup de la suite des événement et de nos ressentis respectifs suite aux problèmes de Rudi et à la première partie du voyage.


A nouveau il nous faut modifier notre projet, à contre cœur certes, mais ici encore plus qu'ailleurs c'est la montagne qui décide. Nous faisons un trait sur la cordillère Royale, en effet cette partie s'avère être la plus engagée de notre périple, aucun ravitaillement pendant 10 jours, peu ou pas d'échappatoire et rien ne nous garantis qu'en cas de soucis de santé nous aurons la même chance que la première fois...
C'est le cœur libéré que nous rejoignons notre dernier bivouac sur l'Ausangate.

La dernière journée du trek est loin d'être passionnante, une longue piste nous ramène jusqu'à Tinki où nous reprenons un bus pour rejoindre Cuzco.


Des bords du Lac Titicaca au sommet du Huyana Potosi

Après notre second passage par Cuzco, nous prenons la direction du plus haut lac navigable du monde : le lac Titicaca (3812 m) à prononcer « titirara ».


Cette première partie s'éloigne un peu du trek avec la visite des iles flottantes d'Uros et de l'île de Taquile (au passage des attrapes touristes... un conseil sortez couvert et le porte monnaie chargé à bloc...). Malgré tout c'est l'occasion de se reposer un peu et de profiter tranquillement des paysages qu'offrent les bords du lac.


Un petit passage par Copacabana et la traversée de l'Isla Del Sol nous permettrons de renouer progressivement avec la marche, et de faire de superbes photos du lac.

Après cet intermède lacustre nous rejoignons La Paz, la plus haute capitale du monde qui s'étale de 3000 m à 4000 m d'altitude pour le haut plateau d'El Alto où vive les classes les plus défavorisées. Malgré la taille et le désordre permanent (comme dans la plus part des villes d'Amérique du Sud) on se sent bien dans cette ville.


Dès notre arrivé nous prenons la direction de l'agence Altitude 6000, qui est une des nombreuses agences qui proposent l'ascension du Huyana Potosi (6088 m).
C'est l'agence référence sur La Paz, c'est aussi la plus cher (140€/personne) mais pour 3 jours avec transports, matériel d'alpinisme, guide, cuisinier et repas royal on aurait tort de s'en priver ! Comparer à une ascension du Mont Blanc c'est quasiment 10 fois moins cher...
Départ prévu...le lendemain matin !! Nous sommes tout excité à l'idée de faire cette ascension, on ravitaille un peu en barres de céréales et après une bonne nuit nous voici dans la voiture qui nous mène au premier refuge situé à 4700 m au pied du Huyana Potosi. La première journée est consacrée à une initiation à l'alpinisme.


On révise les bases du déplacement sur glacier avec notre guide, Willy. Nous aurons même le droit à une petite séance d'escalade sur glace qui nous aura tellement convaincu qu'on a commencé à échafauder de futurs projets pour les années à venir...


La fin d'après midi se passera tranquillement au refuge à jouer aux échecs et à boire des quantités industrielles de thés sur les conseils de Willy (à noter que Rudi fut informer au bout de la 5e tasse, qu'il valait mieux éviter la Coca avant de dormir...)


La journée du lendemain s'annonce beaucoup moins passionnante, en effet le seul objectif est de rejoindre le refuge « Rock Camp » à 5130 m soit 400 m de dénivelé seulement... Et après de bien se reposer en vue du départ vers 2h du matin. Depuis le départ notre guide, Willy, est loin d'être en forme il a de la fièvre, tousse et est enrhumé... on commence à se demander si on ne vas pas finir par monter avec le cuisto. Mais heureusement cet après midi de repos lui redonnera des forces.
Après un petit déjeuner plus que copieux, à base de pancakes chauds qui feront rêver l'ensemble des autres agences présentes dans le refuge, nous rejoignons tranquillement « Rock Camp » où nous passons la journée à flâner, nous reposer et boire encore et toujours du thé (à mon avis on a du consommer l'équivalent d'une baignoire à nous deux !!)

A midi nous aurons le droit à des hamburgers frites à plus de 5000 m d'altitude si ça c'est pas la classe !
Extinction des feux vers 18h pour un réveil aux alentours de 1h du matin. Alors clairement à cette altitude là on ne dort pas. J'ai du réussir à somnoler plus profondément pendant 1h. Par contre vers 23h Rudi fait plusieurs aller retour entre son lit et l'extérieur et au moment du réveil, à minuit (oui je ne sais pas pourquoi l'heure de réveil à changer au cours de la nuit...) il est vraiment mal en point.
Il est gelé, tremble de tous ses membres et se met même à vomir... Il essaye pourtant de s'équiper mais le simple fait de mettre ses chaussures lui demande un effort sur humain. Willy vient nous voir, discute un peu avec lui et nous laisse quelques minutes tous les deux. Il faut se rendre à l'évidence Rudi ne pourra pas tenter l'ascension. Ça m'embête vraiment pour lui, car cette ascension on en rêve depuis le début c'est quelque chose qu'on voulait faire ensemble mais ici c'est la montagne qui décide et aujourd'hui elle ne veut pas de lui.


Il est 2h du matin, je finis de m'équiper et je sors du refuge avec Willy. Nous emboitons le pas à un groupe d'Ecossais dont l'un des membres est aussi resté au refuge clouer au lit. Dés la première demi-heure un autre groupe abandonne victime de maux de têtes importants.
Je n'arrête pas de penser à Rudi qui n'a pas pu venir, j'envisage de lui proposer qu'on tente un autre 6000 histoire que lui aussi puisse franchir cette barrière symbolique. Mais avant ça je me concentre sur l'objectif du moment qui est d'atteindre le sommet.


Nous progressons bien avec Willy qui a retrouvé un peu la santé depuis ce matin (il était temps !) Rapidement on se détache des autres cordées et nous nous retrouvons avec les 2 cordées d'Ecossais. C'est ma première véritable ascension et j'avoue que je prends un plaisir immense à évoluer sur le glacier à la frontale au bruit des crampons qui s'enfonce doucement à chaque pas. Nous abordons quelques passages un peu plus raides et glacés qui oblige Willy à réduire drastiquement la longueur de corde qui nous sépare. Mais dans l'ensemble ça reste assez simple. Nous continuons à évoluer sur le glacier pendant 3h en prenant soin de faire des pauses régulières pour nous hydrater et faire quelques photos.


Je ne ressens pas de difficulté particulière à part bien évidemment le manque d'oxygène qui m'oblige à mesurer chacun de mes efforts si je veux pouvoir continuer. Nous arrivons sous le sommet un peu trop rapidement pour pouvoir profiter du lever de soleil. Nous prenons donc une pause un peu plus longue mais rapidement le froid se fait sentir et nous devons repartir. Deux itinéraires sont possibles pour atteindre le sommet et dans un manque de lucidité j'opte pour l'itinéraire le plus technique...


Il s'agit d'une crête en roche et glace qui laisse très peu de place pour les pieds mais qui esthétiquement est magnifique ! Après quelques minutes de stress finalement je prends un malin plaisir à jouer avec le vide... Surement les effets de l'altitude ! Au moment de passer la barre des 6000 m j'ai quelque haut le cœur qui vienne me déranger mais ils se dissipent rapidement une fois le sommet atteint !

C'est tout simplement magique ! Le soleil se lève tout juste et distribue par touche diffuse toute la palette des rouges, oranges et jaunes qu'il a à sa disposition. Je découvre dans mon dos la cordillère Royale que nous n'avons pas pu parcourir mais qui vu de dessus est tout simplement majestueuse ! On se nourrit en silence du spectacle qui s'offre à nous. Le ballet des rayons lumineux révélant peu à peu les formes généreuses du glacier qui ne cesse de se dévoiler au fur et à mesure de l'aube naissante. C'est à nouveau le froid qui nous rappel tout doucement à la raison et qui donne le départ de la descente.


C'est sous un ciel dégagé que nous descendons le cœur léger (du moins pour moi, pour Willy ça fait seulement une petite centaine de fois qu'il gravit le sommet...). Je suis heureux de cette expérience inoubliable mais je garde quand même un petit pincement au cœur pour Rudi qui n'a pas pu être là.


Justement nous retrouvons Rudi au refuge, son état ne s'est pas vraiment arrangé. On patiente encore une heure avant de redescendre au premier camp et 2h après nous sommes de retour à La Paz où Rudi reprend seulement quelques couleurs à notre arrivée à l'hotel. Il lui faudra encore une bonne journée de repos pour vraiment récupérer.
C'est sur cette ascension que se termine notre voyage en terme d'aventure. Nous avons ensuite continuer notre exploration du Pérou et de la Bolivie de manière beaucoup plus classique en suivant les circuits touristiques traditionnels. Autre façon de voyager, autres découvertes, de la descente de la « Route de la Mort » à VTT, à l'ascension du cratère du volcan Tunupa sur les bords du salar d'Uyuni nous découvrirons l'Amérique du Sud sous d'autres formes.

Difficile de résumer ce périple tellement il a été riche en rebondissement. Nous sommes loin d'avoir fait ce que nous projetions depuis 3 ans. Il a fallu en permanence adapter notre voyage en fonction des (nombreux...) aléas qui se sont succéder. Dans un premier temps nous avons vécu comme un échec le fait de n'avoir pas réussi à mener à bien notre projet. Mais avec le recul nous prenons pleinement conscience de tout ce que nous à apporter cette aventure.
Cette expérience restera en nous comme une profonde remise en question de nos capacités physique, morale mais également de ce que sont véritablement nos aspirations dans la vie. Une chose est sur un autre projet est né pendant dans ce voyage, il faut juste le laisser murir un peu avant de le cueillir ...
                                                                     FIN


 

Le Club Alpin Français de Chambéry est une association (type loi 1901) créée en 1874.

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