Rando-pinceaux au Mont Outheran
📋 Ceci est un compte-rendu de la sortie « Rando-pinceaux »
C’était notre appel du 18 Juin : l’appel à la sérénité, à la beauté et à la découverte de soi avec cette rando-pinceaux où nous avons osé.
Oser prendre des pinceaux et des couleurs pour croquer les paysages sublimes et familiers de nos montagnes alentours.
Départ de Chambéry à la fraîche-7 heures pour rejoindre les Déserts d’Entremont le vieux et l’auberge du Praz, par la superbe route du col des Egaux.
Promesse d’une rando sur le mont Outheran, via le pas du Cuert, pas si banal.
450 m de dénivelée pour prendre de la hauteur et atteindre une vue sublime à la petite croix en bois au sortir du pas du Cuert.
Là, nos regards s’ouvrent… et curieusement nous observons différemment le paysage, plus intensément, à la recherche de ce qui nous émeut pour le saisir sur nos carnets.
Avec dans nos veines la satisfaction de notre montée, nous sommes réceptifs aux multiples plans des sommets de la Chartreuse Sud,
A cette heure encore matinale, de fortes ombres contrastent encore chaque versant : nous nous lançons en silence dans notre 1 er dessin.
Un peu plus loin, prés de la grande croix du plateau sud de l’Outheran, nous sommes émerveillés par les pommes de pins violettes des petits sapins et par les gentianes au bleu si intense.

2 eme arrêt pour croquer un sujet qui nous semble, à Philippe et à moi un peu plus « simple » que le 1 er, les gentianes … mais pas si sûr !
Joseph nous guide de quelques mots et nous transmet quelques points clefs. Je suis toute étonnée que « ça marche » lorsque j’essaye une nouvelle fois en appliquant ses conseils.
Nous reprenons notre chemin sur les lapiaz du plateau. Un arbre mort retient notre attention. Nouveau dessin, chacun son interprétation. Philippe croque minutieusement à la plume avec de l’encre de Chine.

Nos estomacs ont faim lorsque nous arrivons au habert. Après s’être sustentés, la cabane nous offre un sujet tout naturel.
Comment rendre la perspective ? la profondeur ? Là encore Joseph trouve les mots simples pour nous mettre sur la voie et nous montre l’exemple.

Avant la descente par le col du Mollard, nous ne résistons pas à un dernier dessin du majestueux Granier, si caractéristique et familier.
L’alchimie opère doucement : nous découvrons tout surpris qu’il existe là ce Granier, quelque part dans nos doigts, ne demandant qu’à éclore.

Nous prenons goût aux progrès et nous vient l’envie de recommencer…
Les paisibles rando-pinceaux créent ces merveilleux moments où on se rencontre soi-même… à recommander à tout le monde, sans modération.





